04.07.2007

10 Juillet: Rencontre MoDem avec Laure Leforestier

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Voici le billet publié par Laure Leforestier sur son blog que nous relayons ici pour vous inviter à cette rencontre à laquelle participeront les Jeunes UDF-MoDem de Seine-Maritime: 

  

Les adhérents UDF-MoDem ont tous reçu hier le courrier de François Bayrou nous indiquant que le Mouvement Démocrate se mettait en marche. Plusieurs rendez-vous nationaux et locaux sont annoncés. Dans toute la France, dans tous les départements,  les adhérents MoDem  se  mobilisent.

 Nous invitons les adhérents MoDem de Seine-Maritime à une réunion

mardi 10 juillet à 19 h

au bar Le Liège Oté - 93, rue Beauvoisine à Rouen.

 Ordre du jour de cette réunion : 

L’après législatives
L’organisation du MODEM au plan local et national
La promotion du Mouvement Démocrate
Les élections à venir
Le lien normand
Questions diverses 

Pour des questions d'organisation, il serait souhaitable que les participants se signalent à l'avance à laure.leforestier@udf76.net

Lettre de François Bayrou aux adhérents MoDem

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Chers amis,

La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.

Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).

Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.

Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.

Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.

Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.

Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.

Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.

Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.

Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.

En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.

Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.

Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.

Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.

Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.

Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.

J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.

Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.

Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.

Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.

L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.

Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.

Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».

S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.

Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.

Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.

Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pas d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.

Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».

Ce choc culturel ne fait que commencer.

Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !

C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.

Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :

dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.

Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.

À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).

Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.

Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.


Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.

Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vous assure de mon amitié.

François Bayrou

Calendrier des réunions avec les adhérents :

Mardi 3 juillet à Paris (19h)
Mercredi 4 juillet à Lille (19h)
Jeudi 5 juillet à Orléans (20h30)
Samedi 7 juillet à Castanet-Tolosan (16h)
Lundi 9 juillet à Lyon
Mardi 10 juillet à Rennes
Mercredi 11 juillet à Marseille

LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES
www.mouvementdemocrate.fr
 

29.06.2007

MACHO MAN...

Les Jeunes UDF-MoDem de Seine Maritime apportent tout leur soutien à Anne-Marie Comparini et dénoncent énergiquement l'arrogance , la muflerie et le machisme de Patrick Devedjian, qui par ses propos scandaleux lui fait insulte ainsi qu'à nous tous et à toutes les femmes.

Les femmes du gouvernement doivent d'ailleurs apprécier que ce dernier n'y ait pas été nommé à leur côtés... 

18.06.2007

Le sillon du MoDem : une vraie révolution citoyenne, si...

Par Jean-Pierre Riot

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Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant  », avait-il lancé le soir de son éviction de la présidentielle : l’épreuve de vérité commence dès maintenant...

Une épreuve riche de conséquences pour la France, mais aussi pour l’Europe. Le MoDem est le seul parti politique français "eurodéterminé" qui intègre la "dimension européenne" dans tous les volets de ses réflexions et de son projet. La mobilisation autour de la Révolution orange est d’ailleurs suivie de près chez nos partenaires.

Le MoDem, cet emmerdeur...

Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »...

Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s’entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « révolution ». Une révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l’Histoire. Une révolution citoyenne et culturelle.

 

la suite ici:http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25897

Ce n'est qu'un début


Bayrou
envoyé par lefigaro

 

La déclaration de François Bayrou :

« Mesdames et messieurs, mes chers amis,

Nous sommes très heureux Pierre Menjucq et moi de vous dire ce que vous savez, c’est-à-dire que les électeurs de cette circonscription béarnaise nous ont réélus, et réélus avec plus de 61% des voix. Cela nous fait un immense plaisir. Mais je dois vous dire que ce qui me fait le plus grand plaisir encore, c’est la victoire de Jean Lassalle… dans une triangulaire qui était extraordinairement difficile et qui était faite pour le piéger. Il a augmenté, entre les deux tours, ses voix de plus de 30%. D’autres succès encore pour le MoDem : un député nouveau à Mayotte, dans la lointaine Mayotte... Un député nouveau en Ille-et-Vilaine qui s’appelle Thierry Benoit. Et nous attendons le résultat du Val-de-Marne, de Jean-Marie Cavada… On ne sait pas encore. Cela veut dire que sur six circonscriptions où le Mouvement Démocrate était au deuxième tour, quatre ont déjà été remportées. Ce qui veut dire que ce chemin politique que nous avons tracé, il existe et les électeurs sont prêts à le choisir pourvu au moins que le mode de scrutin leur laisse le choix.

C’est un résultat très chaleureux et très amical. Et c’est un résultat très prometteur qui nous engage pour l’avenir. Il nous engage à deux choses principales. La première : nous allons représenter à l’Assemblée nationale, tous ceux qui en sont injustement écartés. Qui ont leur place et à qui le mode de scrutin ne donne pas la représentation à laquelle auraient droit tous les citoyens français. Nous allons représenter ce pluralisme et cette diversité pour trouver un jour un meilleur équilibre dans notre pays. Nous allons défendre nos concitoyens. Et les défendre avec cette liberté d’esprit et liberté de ton qui consistent à pouvoir approuver quand on considère que c’est juste, et au contraire, à désapprouver et à s’opposer quand on considère que les choses sont injustes ou vont dans la mauvaise direction. C’est notre premier engagement : nous allons représenter la diversité des citoyens à l’Assemblée nationale.

Deuxièmement, nous allons construire ce grand courant politique dont la France a besoin. Le Mouvement Démocrate dans lequel des dizaines et dizaines de milliers de Français se sont déjà engagés. On voit ce soir qu’il peut gagner y compris au scrutin majoritaire. Il gagnera d’autant mieux quand les scrutins seront plus justes. Tous les rendez-vous électoraux qui sont devant nous, sont désormais des rendez-vous pour le Mouvement Démocrate, pour le MoDem, des rendez-vous avec les Français pour reconstruire une démocratie française qui soit vivante, diverse, créative plus enrichissante que ne l’est le simple combat d’un camp contre l’autre dont je crois, moi, que les Français vérifieront dans les années qui viennent qu’il est largement à dépasser pour que la France trouve un nouveau chemin politique.

A tous, je veux vous dire merci ».

Résultats du second tour des Législatives de Seine- Maritime

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 Retrouvez sur le site du ministère de l'Intérieur les résultas en Seine Maritime:

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...

12.06.2007

Sarkozy-Bayrou: un conflit qui ne date pas d'hier

 

Pour comprendre le positionnement de François Bayrou dans le paysage politique français.
Nous sommes en 1999, pendant la campagne des européennes. François Bayrou a refusé, suite à son expérience gouvernementale, de faire liste commune avec le RPR de l'époque, représenté par Nicolas Sarkozy.
Duel sous les yeux écarquillés de François Hollande, Robert Hue, Arlette Chabot et Alain Duhamel...